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"L’Amant" de Marguerite Duras

Je n'ai jamais écrit, croyant le faire, je n'ai jamais aimé, croyant aimer, je n'ai jamais rien fait qu'attendre devant la porte fermée”.

Après la cure de désintoxication de 1982, l’année ou paraît un autre chef-d’œuvre qu’est La maladie de la mort, Marguerite Duras , à 70 ans, écritL’Amant à Trouville. Elle doit retrouver la jeune fille qu’elle avait été avant de s’affranchir de l’enfance, de la famille, de la société coloniale en Indochine ou elle était née, et de choisir sa voie.

Marguerite Duras, vrai nom de Marguerite Germaine Marie Donnadieu, est née le 4 avril 1914 à Gia Dinh1 (autre nom de Saigon), alors en Indochine française, et morte le 3 mars 1996 à Paris. Marguerite passe toute son enfance au Viêt-Nam. En 1932, alors qu'elle vient d'obtenir son baccalauréat, elle quitte Saigon et vient s'installer en France pour poursuivre ses études. Elle obtient en 1963 une licence en droit.

Dans ce roman autobiographique, elle raconte sa liaison avec un riche chinois en Indochine. Cette histoire d'amour est troublante et sensuelle. C’est l'initiation amoureuse d’une jeune fille. Marguerite Duras réussit un magnifique roman, ou elle mets en avant ses problèmes familiaux (avec sa mère, son frère), son envie déjà d'écrire. Elle décrit une passion faite de délicatesse, de pudeur et d'impudeur, de plaisirs des sens.

Tout oppose les deux amants: la situation sociale et ethnique, la différence d'âge.

Y transpirent désarroi, mélancolie et violence fascinante et maudite.

Cette aventure amoureuse, sublimée par un environnement extraordinaire, ne pourra survivre: la jeune fille repartira pour la France et cet amour restera en suspens. Marguerite Duras offre un récit à plusieurs niveaux de lecture: elle évoque la violence et la douleur de son histoire familiale (la brutalité du frère aîné, L'Amour mais aussi l'insuffisance de la mère, l'adoration pour le petit frère et la douleur de sa perte) et, déjà présente, l'envie d'écrire.
L'Amant est un texte marquant et inoubliable. Prix Goncourt 1984, Traduit en 35 langues et plus de 2,5 millions d’exemplaires vendus.
 

[...] Il n'y avait pas un souffle de vent et la musique s'était répandue partout dans le paquebot noir, comme une injonction du ciel dont on ne savait pas à quoi elle avait trait, comme un ordre de Dieu dont on ignorait la teneur.

 Et la jeune fille s'était dressée comme pour aller à son tour se tuer, se jeter dans la mer et après elle avait pleuré parce qu'elle avait pensé à cet homme et elle n'avait pas été sûre tout à coup de ne pas l'avoir aimé d'un amour qu'elle n'avait pas vu parce qu'il s'était perdu dans l'histoire comme l'eau dans le sable et qu'elle le retrouvait seulement maintenant à cet instant de la musique jetée à travers la mer...

 [...] Des années après la guerre, après les mariages, les enfants, les divorces, les livres, il était venu à Paris avec sa femme. Il lui avait téléphoné...

Et puis il le lui avait dit. Il lui avait dit que c'était comme avant, qu'il l'aimait encore, qu'il ne pourrait jamais cesser de l'aimer, qu'il l'aimerait jusqu'à sa mort...

 

L’image est celle d’une adolescente découvrant, quitte à choquer la bonne société, l’amour d’un riche chinois plus âgé qu’elle. Il y a des sensations associées aux lieux, aux gestes, paroles et silences partagés, qu’elle aurait pu croire englouties.

Heureusement, il y a  les romanciers! C’est vers eux qu’il faut se tourner, bien plus que vers le spécialistes du comportement libidinal. Pour moi, c’est un livre qu’il faut ouvrir plutôt que son carnet de chèques, et s’allonger sur son propre lit ou son canapé plutôt que sur le divan d’un analyste.

Un roman d’amour! Ou plutôt un roman qui questionne l’amour.

Là est toute la différence entre l’énième tome d’un collection à l’eau de rose et un volume de Proust ou de Philippe Roth ou de Marguerite Duras. D’un coté, un roman qui raconte une histoire, de l’autre une fiction qui fait surgir de problèmes, pointe les contradictions, emporte les personnages dans un tourbillon qui renvoie le lecteur à ses propres interrogations et jette un éclairage sur l’ambiguïté des choses humaines.

Tout grand roman d’amour métamorphose celui qui le lit.

Que nous montrent les romanciers? 

Que l’amour est, bien souvent, le produit d’une situation, que les hommes ou le femmes que nous aimons sont, la plupart du temps, le produit d’une représentation. Qu’aucune théorie ne résiste à la pratique. Qu’aimer signifie charger ce verbe d’une ambition folle, déraisonnable, qui nous entraîne aux lisières des grandes folies, que la peur est l’ennemi numéro un. Qu’une grande passion ne fait pas forcément bon ménage avec un grand amour...

Il faut lire les roman d’amour: voilà le message que j’ai tiré en lisant l’Amant de Marguerite Duras.

Parce que “l’Amour” est un terme générique que l’on a fini par vider de sa substance à force  d’y glisser tout et n’importe quoi. Le terme “Amour”  est en réalité un voyage dans ses grands thèmes: le coup de foudre, la jalousie, la fusion, la durée, l’infidélité, l’ennui, la rupture, l’obstacle, le libertinage ...

On n’y trouvera pas de réponses, de thèses, de théories, mais des situations, des phrases, des mises en perspective. C’est-à-dire ce dont nous avons besoin pour continuer à vivre. Intensément.

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Commenti

grazie ludmilla.
Lessi il libro dopo aver visto il film, a suo tempo; lo lessi usando i filtri suggeriti dal film e ne dedussi che i filtri spesso riducono.
Il tuo testo mi fa pensare che sia giunto il momento di riprenderlo in mano, e leggerlo alla luce dei filtri suggeriti da te, che sembrano aggiungere, e non sottrarre.

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